Samedi 5 septembre 2009
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14:39
Salut les loulous !
Me voilà en Suède, comme prévu !
Au risque de décevoir tout le monde : non il fait pas froid, et il fait pas nuit tout le temps...
Mais ne vous inquiétez pas, ça viendra !
Vous pourez suivre ci dessous sur un blog mis à jour et enrichi souvent (ou pas !) le récit de mes aventures palpitantes (ou pas !) durant mon 1er semestre de césure, en ERASMUS en Suède (ça j'en suis sûr !)
Et en plus !
- une étude avancée sur le thème : " Pourquoi que le suédois il respeste toujours les règles ?"
- découvrez comment les automobilistes suédois ont été modifiés génétiquement pour laisser passer les piétons et les vélos ! (c'est beau la science !)
- une étude statistique poussée pour tenter de déterminer l'heure officielle du fika !
- comment j'ai enfin appris à divisier et multiplier par 10 grâce aux conversions de devises !
- pas de "oui mais c'est pas de ma faute j'ai un clavier QWERTY" puisque j'écris sur mon propre ordinateur pourvu entre autres outils à la pointe du progrès d'un merveilleux clavier AZERTY contenant tous les accents et autre fioritures de la langue française (comme cette magnifique cédille que je vous offre généreusement)
- super promo : 2 fifons pour le prix d'un ! Vous pourrez suivre en plus les aventures de Raphou au pays des élans et des rennes !!! Entre autres merveilleux épisodes, découvrez "Raphou à Stockholm", "Raphou au lac Mälaren", "Raphou fait de la patho" et d'autres épopées glorieuses qui vous ferons frissoner de peur !
Commençons par le début !
Arrivée le 24 août à l'aéroport de Stockholm Arlanda : on nous prévient dans l'avion qu'il s'agit d'un aéroport silencieux.
Premier contact avec la Suède par l'immersion brutale et douloureuse dans une monde organisé, respectueux, silencieux : pas d'annonces, pas de pollutions sonores en tous genre, mais seulement le bruit des gens qui marchent ou qui récupèrent leurs bagages... Croyez moi c'est très silencieux !
Heureusement, par un merveilleux hasard ou simplement grâce à un instinct de suirvie aiguisé, j'avais pensé à couvrir à demi ce silence abominable par quelques notes de métal se déversant dans mon oreille droite.
Je prends le train régional (le Upptaget) jusqu'à Uppsala pour la modique somme de 130 SEK
(début de mon apprentissage de la division par 10 : 130 SEK = 13 € !)
J'arrive à la gare centrale d'Uppsala (c'est son nom mais en fait il n'y en a qu'une) et à nouveau je suis frappée de plein fouet par la brutalité du contact avec mon nouveau mode de vie : le suédois pollue peu ! Des parcs à vélo entourant la gare confirment une réalité redoutable : le suédois pédale ! Beaucoup ! Partout ! Tout le temps !
un des trois parcs à vélo de la gare
Me voilà en Suède, comme prévu !
Au risque de décevoir tout le monde : non il fait pas froid, et il fait pas nuit tout le temps...
Mais ne vous inquiétez pas, ça viendra !
Vous pourez suivre ci dessous sur un blog mis à jour et enrichi souvent (ou pas !) le récit de mes aventures palpitantes (ou pas !) durant mon 1er semestre de césure, en ERASMUS en Suède (ça j'en suis sûr !)
Et en plus !
- une étude avancée sur le thème : " Pourquoi que le suédois il respeste toujours les règles ?"
- découvrez comment les automobilistes suédois ont été modifiés génétiquement pour laisser passer les piétons et les vélos ! (c'est beau la science !)
- une étude statistique poussée pour tenter de déterminer l'heure officielle du fika !
- comment j'ai enfin appris à divisier et multiplier par 10 grâce aux conversions de devises !
- pas de "oui mais c'est pas de ma faute j'ai un clavier QWERTY" puisque j'écris sur mon propre ordinateur pourvu entre autres outils à la pointe du progrès d'un merveilleux clavier AZERTY contenant tous les accents et autre fioritures de la langue française (comme cette magnifique cédille que je vous offre généreusement)
- super promo : 2 fifons pour le prix d'un ! Vous pourrez suivre en plus les aventures de Raphou au pays des élans et des rennes !!! Entre autres merveilleux épisodes, découvrez "Raphou à Stockholm", "Raphou au lac Mälaren", "Raphou fait de la patho" et d'autres épopées glorieuses qui vous ferons frissoner de peur !
Commençons par le début !
Arrivée le 24 août à l'aéroport de Stockholm Arlanda : on nous prévient dans l'avion qu'il s'agit d'un aéroport silencieux.
Premier contact avec la Suède par l'immersion brutale et douloureuse dans une monde organisé, respectueux, silencieux : pas d'annonces, pas de pollutions sonores en tous genre, mais seulement le bruit des gens qui marchent ou qui récupèrent leurs bagages... Croyez moi c'est très silencieux !
Heureusement, par un merveilleux hasard ou simplement grâce à un instinct de suirvie aiguisé, j'avais pensé à couvrir à demi ce silence abominable par quelques notes de métal se déversant dans mon oreille droite.
Je prends le train régional (le Upptaget) jusqu'à Uppsala pour la modique somme de 130 SEK
(début de mon apprentissage de la division par 10 : 130 SEK = 13 € !)
J'arrive à la gare centrale d'Uppsala (c'est son nom mais en fait il n'y en a qu'une) et à nouveau je suis frappée de plein fouet par la brutalité du contact avec mon nouveau mode de vie : le suédois pollue peu ! Des parcs à vélo entourant la gare confirment une réalité redoutable : le suédois pédale ! Beaucoup ! Partout ! Tout le temps !
un des trois parcs à vélo de la gare
la place devant la gare
L'effroi s'empare de moi et je cours vers l'arrêt de bus pour retrouver un semblant de pollution sonore et m'immerger dans la chaleur salvatrisse des gaz
d'échappement. Alors que j'atteins enfin la porte du bus, je découvre avec horreur que même les transports en commun sont touchés par la vague écolo
suédoise : des bus au biogaz !
Raphaël est venu me chercher (je dois rester quelques jours chez lui avant de récupérer les clés de ma chambre) et alors que je pense retrouver enfin un semblant de culture occidentale auto-destructrice, je m'aperçois qu'il est déjà touché par cette fièvre suédoise : il est à vélo !! Dans mon émotion, je prends le bus dans le mauvais sens (mais c'est la bonne ligne !) et j'arrive finalement chez lui au bout de 2H au lieu d'une vingtaine de minutes.
Uppsala est la 4ème ville de Suède, et j'avais alors imaginé pouvoir jouir d'une paisible traversée bétonnée jusqu'à une banlieue remplie d'immeubles amiantés. Mais mes ennuis n'étaient pas encore terminés : la sortie de la ville fut trop rapide à mon goût, et la traversée des prés et forêts environnantes jusqu'au campus d'Ultuna faillit venir à bout de mes dernières forces. Au cours du trajet, je remercie ma bonne fortune qui me fait traverser ces quelques 5 km en bus, et m'épargne ainsi un contact trop prolongé avec la nature. Puis soudain, s'élève devant moi un mur de petites maisons rouges aux fenêtres entourées de blanc, parfait petit village de vacances au milieu des bois. Alors que je ferme les yeux et prie pour que le passage de ce petit nid dépourvu de stress urbain soit rapide, le bus s'immobilise et le chauffeur m'annonce (dans un anglais parfait) que je suis arrivée à la résidence étudiante de Gälbo. N'écoutant que mon courage, j'entreprends de rejoindre la maison ou Raph habite depuis un mois, m'y installe, mange en tremblant.
Des pâtes ! Même la Suède n'aura pas réussi à changer Raph à ce point là ! Un peu rassurée par ce maigre contact avec un univers plus famillier, je finis mon repas puis parvient à trouver le sommeil, malgré la forêt environnante.
Amis fifons je vous le dis : prennez garde avant de partir en césure ! Il y a des univers hostiles dans ce monde ! Et n'oubliez pas de toujours emmener avec vous quelques objets symboliques de votre mode de vie habituel, qui vous permettront de garder un lien avec la réalité dans les jours difficiles.
Raphaël est venu me chercher (je dois rester quelques jours chez lui avant de récupérer les clés de ma chambre) et alors que je pense retrouver enfin un semblant de culture occidentale auto-destructrice, je m'aperçois qu'il est déjà touché par cette fièvre suédoise : il est à vélo !! Dans mon émotion, je prends le bus dans le mauvais sens (mais c'est la bonne ligne !) et j'arrive finalement chez lui au bout de 2H au lieu d'une vingtaine de minutes.
Uppsala est la 4ème ville de Suède, et j'avais alors imaginé pouvoir jouir d'une paisible traversée bétonnée jusqu'à une banlieue remplie d'immeubles amiantés. Mais mes ennuis n'étaient pas encore terminés : la sortie de la ville fut trop rapide à mon goût, et la traversée des prés et forêts environnantes jusqu'au campus d'Ultuna faillit venir à bout de mes dernières forces. Au cours du trajet, je remercie ma bonne fortune qui me fait traverser ces quelques 5 km en bus, et m'épargne ainsi un contact trop prolongé avec la nature. Puis soudain, s'élève devant moi un mur de petites maisons rouges aux fenêtres entourées de blanc, parfait petit village de vacances au milieu des bois. Alors que je ferme les yeux et prie pour que le passage de ce petit nid dépourvu de stress urbain soit rapide, le bus s'immobilise et le chauffeur m'annonce (dans un anglais parfait) que je suis arrivée à la résidence étudiante de Gälbo. N'écoutant que mon courage, j'entreprends de rejoindre la maison ou Raph habite depuis un mois, m'y installe, mange en tremblant.
Des pâtes ! Même la Suède n'aura pas réussi à changer Raph à ce point là ! Un peu rassurée par ce maigre contact avec un univers plus famillier, je finis mon repas puis parvient à trouver le sommeil, malgré la forêt environnante.
Amis fifons je vous le dis : prennez garde avant de partir en césure ! Il y a des univers hostiles dans ce monde ! Et n'oubliez pas de toujours emmener avec vous quelques objets symboliques de votre mode de vie habituel, qui vous permettront de garder un lien avec la réalité dans les jours difficiles.